
Nous formons les acteurs locaux (associations d’aide à l’enfance, clubs de jeunes, clubs sportifs, étudiants de l’Institut d’éducation physique et sportive) à l’animation socio-sportive. Le sport est utilisé comme support d’accompagnement des publics les plus vulnérables : enfants malades, orphelins, enfants victimes du conflit, enfants des rues. Langage universel, il est un levier de réconciliation nationale.
Dans ce contexte de post-conflit, le sport permet de ramener les jeunes vers les structures éducatives; il participe à la canalisation de l’agressivité développée durant les années de violence. Enfin, le sport constitue un moyen d’éducation à la santé (pandémie, VIH/SIDA notamment).
Utiliser les activités physiques et sportives comme outil de reconstruction du tissu social et de maintien de la paix.
Les douze années de guerre civile (1983 à 2005) ont eu des conséquences catastrophiques sur la société burundaise, notamment sur la santé et l’éducation, impact d'autant plus important que 50% de la population a moins de 15 ans.
Le sport, officiellement promu par les autorités comme le meilleur vecteur de lien social et de dialogue dans cette période de sortie de crise, a un rôle déterminant à jouer dans la restructuration du tissu social burundais.
Il faut en effet savoir qu'il y a au Burundi :
• 823 000 orphelins dont 120 000 orphelins du sida*
• Plus de 5 000 enfants de la rue dont environ 2 000 à Bujumbura*
• En 2006, 1 412 enfants victimes de violences sexuelles dont 539 de moins de 12 ans*
• Selon l’Unicef, entre 6 000 et 7 000 enfants de moins de 18 ans ont été enfants soldats durant le conflit et doivent être maintenant démobilisés et réintégrés dans la société.
Le sport, officiellement promu par les autorités comme le meilleur vecteur de lien social et de dialogue dans cette période de sortie de crise, a un rôle déterminant à jouer dans la restructuration du tissu social burundais.
* Source : Observatoire des droits de l’enfant au Burundi (2007)
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Localisation : Bujumbura (Burundi) Superficie : 27 834 km² Densité : 312,24 habs/km² Population : 8 390 505 habitants |
PIB / habitant : 700$ Taux de mortalité infantile : 12,9 ‰ Taux d'alphabétisation : 59,3 % Indice de développement humain : 0.339, 169ème |
En 2010, les actions de Sport Sans Frontières au Burundi se sont recentrées sur deux axes d'intervention.
L’objectif de ce programme est de sensibiliser des enfants et adolescents vulnérables à la citoyenneté (droits de l’enfant, etc.) et à la santé. Pour ce faire, ce programme s’appuie sur des animateurs locaux, des éducateurs, sur des associations et des autorités locales pour développer son action. En amont des séances d’activités physiques et sportives, Sport Sans Frontières s’intéresse à la formation de ces animateurs locaux afin d’optimiser leurs compétences en animation sportive et encadrement d’enfants et adolescents vulnérables. Un travail avec les associations locales sur la promotion des droits de l’enfant est également effectué pour venir appuyer l’action des jeunes animateurs formés. Suite à leur formation, les animateurs sont accompagnés par l’équipe SSF pour mettre en place des séances hebdomadaires d’APS à visée éducative et socialisante auprès des enfants et adolescents vulnérables ainsi que des activités ludiques de sensibilisation et des événements sportifs citoyens mensuels. Ces événements mensuels permettent de fédérer les jeunes autour d’un projet cyclique qui développe ainsi une sorte de fidélisation des pratiquants, chacun voulant être là le jour de l’événement sportif. Exemple d’un jeu de sensibilisation au VIH. Sur un match de Handball « classique », le ballon représente le virus du VIH et chaque joueur porte un foulard dans son dos, synonyme du préservatif. Pour jouer et pouvoir toucher le « ballon-virus », chacun doit porter son «foulard-préservatif». Lorsqu’un joueur se fait prendre le foulard, il ne peut plus toucher le ballon et doit sortir du terrain. Le joueur doit alors répondre à 3 questions sur le VIH (mode de transmissions, prévention…) avant de pouvoir retourner sur le terrain.
Le sport, outil de sensibilisation
Les activités physiques et sportives sont ici envisagées comme un outil d’intégration et/ou de réintégration sociale, qui contribue à réduire de manière significative la vulnérabilité des enfants et jeunes en difficulté : enfants et jeunes des rues, filles en situation d’exclusion, enfants et jeunes handicapés, enfants et jeunes réfugiés. Cette réinsertion contribue au processus de reconstitution du tissu social Burundais. Ce travail d’intégration s'appuie avant tout sur une formation des travailleurs sociaux qui agissent auprès de ces publics. Dans le cadre d'un partenariat avec l'ILTC (International Lawn Tennis Club), Sport Sans Frontières a démarré en février 2010, un projet visant à mettre en place des activités de mini tennis auprès des enfants des quartiers populaires de Bujumbura. L'objectif de cette collaboration : permettre à des enfants de pratiquer et de découvrir de nouvelles pratiques sportives. En février 2010 une formation de 5 jours a été dispensée par un formateur de la Fédération Internationale de tennis auprès de 12 animateurs choisis par SSF et la Fédération de tennis Burundaise. Aujourd'hui ces animateurs mettent en place des activités hebdomadaires de mini-tennis pour les enfants vulnérables dans les quartiers de Bujumbura. Ils bénéficient d'un suivi régulier de l'équipe de Sport Sans Frontières.
Le sport, outil d’intégration
Avec l'adaptation d'outils pédagogiques et d'un programme éducatif par les APS, les éducateurs acquièrent des compétences qu'ils pourront mettre en application auprès des enfants et jeunes vulnérables. A travers la mise en place d’activités physiques et socio-sportives, les enfants vulnérables auront accès à un lieu sécurisé de jeu et d’expression, une information relative à leur droit et des structures adaptées de prise en charge. Ce renforcement des capacités se fera également par un appui technique et matériel à l'activité et aux initiatives des partenaires.
Au delà de l’objectif d’intégration sociale, SSF agit en vue d'une meilleure prise en compte de ces enfants au sein des clubs sportifs, fédérations et associations de jeunes. A travers la pratique des APS, les enfants sont intégrés socialement dans la mesure où ils trouvent ici, une opportunité de recréer du lien social. Cette reconstruction des liens sera renforcée par l'organisation d'événements sportifs réguliers.
Démarrage de la mission avec 4 programmes mis en œuvre :
- Renforcement au mouvement sportif,
- Soutien aux mouvements de jeunesse,
- Accompagnement des associations locales d’aide à l’enfance,
- Formation des étudiants de l’Institut d’Education Physique et Sportive.