Sport Sans Frontières intervient dans les camps de déplacés de Port au Prince. En partenariat avec les cadres du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l'Action Civique (MJSAC) elle forme des jeunes volontaires de 18 à 22 ans qui auront comme mission d'organiser des séances d'activités sportives dans les camps pour les enfants et les adolescents.
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1. Développer dans un contexte de post-urgence l'implication des adolescent(e)s déplacé(e)s dans la vie de leur communauté à travers la mise en place d’activités physiques et sportives.
2. Les sensibiliser sur des sujets comme le VIH/sida, la violence, l'hygiène, la santé ...
Au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, Haïti connaît une grave crise humanitaire. Environ 1,2 millions d’Haïtiens sont toujours sans abri digne de ce nom et vivent dans une grande précarité. Les rôles des uns et des autres sont répartis en fonction des besoins urgents et les jeunes sont souvent laissés à eux-mêmes.
Regroupée dans des camps et abritée sous des tentes, cette population de déplacés est confrontée à la promiscuité (absence d'espace privé ...) et à des conditions d'hygiène catastrophiques (déchets, manque de sanitaires,...) entrainant des problèmes de santé publique avec des risques de propagation de maladies.
Par ailleurs, la précarité de la situation économique et la perte de repères contribuent à une augmentation de l'insécurité qui se traduit par une prostitution accrue, de fortes discriminations de genre, des viols, de la petite délinquance, et de l'agressivité. A cela, s'ajoutent des prises de pouvoir ou tensions liées à des rivalités et jalousies pour l’accès aux soins, aux divers services à la personne ou encore aux distributions d’eau et de nourriture.
L'intervention de Sport Sans Frontières à Haïti se fait dans un contexte général de ralentissement ou retrait des opérations majeures d'urgence. Au cours de cette période de post-urgence, un soutien psychosocial des victimes du tremblement de terre demeure essentiel d'autant que l'arrivée de la saison des pluies (et des cyclones) renforce le sentiment d'insécurité et de précarité.
SSF intervient auprès des enfants et adolescents vulnérables en utilisant le sport comme outil de reconstruction et de développement physique, psychologique et social dans les camps de déplacés. SSF procède à un transfert de compétences auprès des cadres du ministère Haïtien de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique.
Ces cadres assurent la formation et le suivi de jeunes volontaires des camps. SSF renforce préalablement leurs compétences pédagogiques et méthodologiques nécessaires à la formation de jeunes à l'animation d'Activités Physiques et Sportives et les forment à des jeux de sensibilisation.
L’objectif est de transférer nos compétences en formation d’animateurs sportifs et en sensibilisation à travers le jeu. Ils seront aussi impliqués à différentes étapes du projet. Progressivement, ils participeront à la formation des jeunes pour qu’en fin de projet, ils soient capables d’assurer en grande partie la formation des jeunes. Les jeunes formé(e)s acquièrent les compétences et les savoirs liés :
1. A l'organisation et l’animation de séances régulières d'Activités Physiques et Sportives dans un milieu informel et précaire.
2. A la mise en place de jeux de sensibilisation aux problèmes récurrents dans les camps (santé, hygiène, violence, citoyenneté).
3. A l’organisation d’événements sportifs citoyens avec des enfants et adolescent(e)s sur ces mêmes sites.